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The Ranums' Panat Times
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Depuis au moins 1646, la vieille maison maison médiévale — la cheminée de l'étage inférieur est gothique — qui donne directement sur la place du village de Panat servait de presbytère. Depuis 1646, les assemblées communales avaient lieu à l'étage supérieure. La maison a deux étages, chacun avec deux chambres. Voici la description du presbytère qu'on trouve dans l'acte par lequel le Citoyen Constans a acquis la maison vers 1790:
Le 24 janvier 1821, Constans a rétrocédé la maison à la commune de Panat, au prix de neuf cents francs. (p. 6) En 1872 l'abbé Sales a fait "des réparations ... au presbytère." Sous sa direction, "et peut-être avec son concours ... deux pièces qui correspondent à la porte d'entrée ont été restaurées très convenablement et rendus indépendantes au moyen d'un petit corridor." (p. 56) Ces cloisons et ces deux pièces, nous les connaissons bien par nos visites au comte de Panat. Une fois la vieille église abandonnée et la nouvelle église terminée et bénie en 1884, l'abbé Cayron s'est décidé de construire une maison à ses propres frais, non loin de l'église. Pour avoir des pierres de construction, il a fait détruire la maison romane. Il y avait autrefois, chez M. d'Adhémar, une vieille photo de Cayron sur les murs de la maison romane, masse à la main, faisant semblant de faire lui-même le travail de démolition! Et tant pis pour les belles pierres: Cayron a fait crépir sa nouvelle maison! Il avait l'intention de donner la maison à la paroisse, pour servir de presbytère. En juillet 1892 il a écrit dans le Livre de la paroisse: "M. le vicaire général accompagné de tout le clergé susdits et en surplis, a bien voulu bénir une maison neuve qu'a fait construire à ses frais près de la nouvelle église M. Cayron, curé de la paroisse, cette maison destinée p[r]obablement plus tard à devenir le presbytère." (pp. 77-78) La maison se voit nettement dans une vieille photo de Panat prise vers la fin des années 1890, quand l'abbé Cayron y demeurait. Le curé a planté un petit verger-jardin. Quelques raisins de table (ou des rosiers grimpants?) poussent sur un des murs de la maison, tandis qu'une vigne plus robuste décore le perron surélevé de la maison. Adossés à la maison proprement dite sont deux annexes qui semblent être une remise et une petite grange. On n'y voit toutefois rien qui ressemble à la charmante petite cabane de nos jours qui est près de la route et que l'histoire orale identifie, inexactement semble-t-il, comme un restant de la maison du curé. On n'avait nullement l'intention de se débarasser du vieux presbytère, car en mars 1894, pendant une visite pastorale, Mgr Ernest Bourret, évêque de Rodez, a donné quelques "ordonnances relatives [à] ... la conservation du vieux presbytère." (p. 80) Le Livre de la paroisse de Panat s'arrête pour ainsi dire avec l'application de la Loi de 1905. Il se tait donc sur le sort de la maison neuve. Selon l'histoire orale (ose-t-on s'y fier?) quelqu'un particulier de Montauban l'a achetée et l'a fait démolir et cheminer chez lui, pour avoir de belles pierres de construction! Quant au vieux presbytère, après l'application de la Loi de 1905, il a servi d'école, avant d'être vendu par la commune au début des années 1960 au comte de Panat, qui l'appelait "La Brengarie." La maison est aujourd’hui la résidence de la famille Auréjac, dont les rosiers rendent festive la place du village. |