Panat in postcardThe Ranums'

Panat Times

Volume 1, redone Dec. 2014

Contents

Volume 1

Panat

Orest's Pages

Patricia's Musings

Marc-Antoine

Charpentier

Musical Rhetoric

Transcribed Sources


 

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The Hôtel de l'Enfant Jesus, Nicolas de Franqueville, and the Parish of Saint-Sulpice

Part 1: Some 18th-century recollections about the parish of Saint-Sulpice

Until the 1990s, most of what was known about the Hôtel de l'Enfant Jésus was primarily found between the covers of Joseph Grandet, Les Saints Prêtres François edited by G. Letourneaux (Angers-Paris, 1897), 2 vols.

Grandet was the superior of the seminary of Angers (d. 1724) but had worked closely with the Seminary of Saint-Sulpice in Paris. Circa 1703 he began writing down his recollections about his activities in Paris in the early 1690s, or perhaps even earlier. Grandet repeated himself, but these repetitions merit being repeated in full, because each time they are a bit different. The overall accuracy of his recollections is largely corroborated by the notarial documents summarized below; yet we shall see that there are some intriguing discrepancies about just who created and paid for the school.

The Hôtel de l'Enfant Jésus was one of the "new establishments" that wealthy Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers, curé of Saint-Sulpice (1620-1676), created in that parish: "... entre autres celui de l'Académie de l'Enfant Jésus, sous la conduite de M. Le Jeune de Franqueville, où on recevoit en pension des enfans de la première qualité dès le bas âge. Le principal but de cette Académie était de les conserver dans l'innocence de leur baptême et de les préserver de la corruption du siècle, en les élevant d'une manière noble et digne de leur naissance. Il [Bretonvilliers] voulut être le directeur de tous ces enfants; aussi étoit-il doux et simple comme un enfant lui-même. Dieu depuis plus de cinquante ans(1) a répandu des bénédictions si abondantes sur cette maison, pour le spirituel et le temporel, qu'il n'y en a pas dans Paris et, on peut dire, dans le royaume, qui en approche. Ils chantent l'office de l'Enfant Jésus tous les dimanches et, tous les 25 de chaque mois, ils étoient jour et nuit en adoration, chacun à son tour, auprès du berceau de l'Enfant Dieu." (II, pp. 296-97)

Elsewhere Grandet tells how "Monsieur le Jeune de Franqueville, gouverneur de l'Académie de l'Enfant Jésus, vint aussi demander [à Saint-Sulpice] un missionnaire pour instruire chez luy les enfants qui y étoient en pension. On peut dire qu'alors il avoit la plus belle jeunesse du royaume; car son Académie étoit remplie de 80 enfans, fils de ducs et pairs, gouverneurs des provinces et de présidens à mortier. Differens maîtres leur enseignoient les humanités, la rhétorique, la philosophie, à écrire, à danser, et tous les autres exercises qui convenoient à des gens de leur qualité. Tous les dimanches ils chantaient ensemble l'office de l'Enfant Jésus et un ecclésiastique de Saint-Sulpice alloit leur faire le catéchisme. Tous les 25 de chaque mois, il y en avoit deux qui se relevoient toute la nuit en adoration devant l'Image de l'Enfant Dieu, dans la confrairie duquel ils étoient tous enrôlez et avoient chacun leur employ.

"Mr. de Bretonvilliers [d. 1676], successeur du feu Mr. Olier dans sa cure de Saint-Suplice et dans la charge de supérieur du Séminaire, avoit étably cette Académie et en étoit le confesseur et le directeur. L'Enfant Dieu a (jusqu'à cette année 1703 que j'écris cecy) répandu de si grandes bénédictions temporelles et spirituelles par le moyen de la dévotion qu'il inspire à son enfance, que toutes les personnes de qualité présentz envoyent leurs enfans, pour chacun desquels on paye 500 livres. Mr. de Bretonvilliers, qui a plus de 300,000 livres de bien, a fait bâtir pour eux une maison magnifique et acquis un très grand enclos sur le chemin de Vaugirard, proche les Religieuses de N.D. de Liesse. [...]

"Mr. Le Jeune avait alors un fils sous-diacre, digne coadjuteur de son père dans cet ouvrage, qui fit une retraite au Séminaire de Saint-Sulpice, pendant la mission, et qui après avoir été exercé de toutes manières par des maladies et par d'autres peines très sensibles, mourut enfin comme un saint, quelque tems après."

While in Paris, Grandet served as confessor for the Academy, working closely with Le Jeune who, on November 25, 1694, had "sous sa conduite 80 enfans des premières familles du royaume. [...] Il avoit alors les petit-fils de Mr. le Chancelier,(2) dont le père se nomme Mr. de Harlay [François-Bonaventure de Harlay?], neveu de Mr. l'Archevêque de Paris [François Harlay de Chanvallon]; le fils du duc de Brancas, le fils du prince de Guémenée, et autres de ce rang. Comme il élève ces enfants dans une grande dévotion pour l'Enfant Jésus, ils solemnisent tous les 25 de chaque mois d'une manière toute particulière. Ils sont en adoration devant le berceau de l'Enfant Dieu deux à deux, depuis minuit jusques au jour, se confessent, communient, et chantent l'office de l'Enfant Jésus. Mr. le Curé [Baudrand] fit une exhortation, dit la Sainte Messe, dîna et ensuite visita toute la maison. Il me dit, en retournant, que je luy avoit fait voir la plus belle chose de sa paroisse, car depuis 4 ou 5 ans qu'il était curé, il n'avoit point encor été à cette Académie. J'avois déjà donné à cette maison un régent et, à mon retour en Anjou, je luy envoya encore deux autres ecclésiastiques angevins pour instruire cette belle jeunesse, pour l'éducation de laquelle Dieu m'a donné beaucoup d'affection, car il me semble que cette Académie est comme un Séminaire pour faire de bons Chrétiens dans tous les états, c'est à dire des ducs et pairs, des gouverneurs de provinces, des présidents, etc. [...], les enfants qui sont dans cette maison devant un jour succéder à leurs pères dans leurs biens et dans leurs charges." [II, pp. 296 ff, and 559-60]

In short, according to Grandet ­ who presumably was well-informed ­ the Hôtel (or Académie) de l'Enfant Jésus was financed by Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers, who was not only extremely devout but extremely rich, having rentes that some said amounted to 40,000 livres per year. Grandet also makes it clear that the school was not only watched over by the parish of Saint-Sulpice, the teachers were also provided by the Sulpicians. The day-to-day administration of the school was the duty of Nicolas Le Jeune de Franqueville, who ministered to young boys drawn from the elite who were being prepared to succeed their fathers, brothers or uncles at court and in the royal administration.

Bretonvilliers's will, which was given to the notary on June 13, 1676 (AN, MC, XCVII, no. 257), sheds no light on the Hôtel de l'Enfant Jésus. The only school that Bretonvilliers mentioned was the "maison et communauté de trente-trois écoliers," situated just opposite the College of Navarre. In short, Bretonvilliers did not provide for Hôtel de l'Enfant Jésus in his will. Yet we know that, from the very beginning, the school was working closely with Saint-Sulpice. For example, the Journal des actions de M. Tronson (he succeeded Bretonvilliers) kept kept by G. Bourbon recounts how, on March 10, 1677 "J'ay [Bourbon] esté chez Mr. Le Jeune dire la Sainte Messe et faire une petite exhortation à ses petits messieurs sur le jubilé. Je n'en suis revenu qu'après midy, ayant dit la Sainte Messe très tard parce que je ne les ay entretenus du Saint Jubilé qu'après avoir dit la Sainte Messe. L'on m'a dit que j'avois esté plus d'une heure, à quoy il ne faudra plus retourner." [Archives of Saint-Sulpice, ms. 96, item 82]. This collaboration continued over the decades. For example, on June 2, 1696, Bourbon noted that "Mr. Le Jeune est venu avec son fils, il a demandé à voir Mr. Tronson, mais comme je l'ay dit qu'il estoit incommodé, il s'est contenté de me prier de lui rendre ses resepcts et il m'a aposé [?] le besoin qu'il auroit de quelqu'un pour faire quelque instruction et catéchisme à son jeune noblesse" (item 935). Shortly afterward, on September 18, "Mr. Le Jeune a esté aussy icy l'après-disner avec 3 de ses petits gentilhommes" (item 1025). All of which confirms what Grandet later recalled not only about how Saint-Sulpice participated in the devotions at the school and supplied teachers or catechisers, and also about how Le Jeune would come to the Seminary with his son and "coadjutor."

There are some other eighteenth-century tidbits about the Hôtel, and like Grandet, their general accuracy is confirmed by the notarial documents summarized below.

One statement comes from Jaillot, Recherches sur Paris, 1775, quartier du Luxembourg, vol. V, p. 93: "Au commencement de ce siècle [i.e., in the early 1700s], on avoit établi sous le titre de l'Enfant Jésus, une maison de pension sur un terrain assez étendu entre les chemins de Sèvres et de Vaugirard. Après la mort de M. Nicolas Le Jeune, écuyer, sieur de Franqueville [in 1720], elle feut louée à M. de Raphael ix, supérieur de la Communauté des Gentilshommes [of the parish of Saint-Sulpice]. Cette communauté, fondée en 1676, ne subsistant plus, ni celles qu'on avait établies, vers la fin du siècle passé, rues de Sèvres et de Vaugirard, M. de Raphaelix céda, le 1er octobre 1724, le bail de cette maison à M. Languet de Gergy, curé de Saint-Sulpice. Il en fit l'acquisition et elle lui fut adjugée moyennant 86,100 livres, par sentence de licitation du 29 mars 1732.". We shall see, in section 2 of this Fugitive Piece, that these relatively precise details about the activities of "M. de Raphaelix" are confirmed by the sentence de licitation received by Le Jeune's heirs. Especially interesting is the chronology sketched by Jaillot: it confirms that the Hôtel de l'Enfant Jésus was a creation of the Seminary of Saint-Sulpice, first under the impetus of Le Bretonvilliers, then Le Jeune, next the "Community of Gentlemen," and finally Jean-Baptiste Languet de Gergy, who was a priest at Saint-Sulpice in 1727. Until 1676, this "Community" had been called the "Compagnie de la sainte Passion"; and after 1676 it's principal function was to help in the prisons and the hospitals (Du Hamel, Histoire de l'Eglise Saint-Sulpice, Paris, 1900, p. 119). Is it significant that the Community was given a new name (and perhaps a new mission) the year of Bretonvilliers's death? Was one of its purposes to oversee the Hôtel de l'Enfant Jésus and to ensure that Le Jeune would have the requisite funds, now that Bretonvilliers was no more?

A second statement comes from Simon de Doncourt, Remarques historiques sur l'Eglise et la paroisse de Saint Sulpice (Paris, either the edition of 1783 or that of 1778), II, pp. 290, 293. It too confirms the notarial evidence. In 1746 a mémoire was presented to the Archbishop of Paris about Languet de Gergy's "Maison de l'Enfant Jésus": "Et pour cet effet a acheté une grande Maison nommé l'Hôtel de l'Enfant Jésus des héritiers du sieur Le Jeune de Franqueville, lequel Hôtel tant en bâtiments qu'en cours et jardins contient la valeur de plus de vingt-deux arpents. (Il y a de plus joint plusieurs pièces de terre et une grosse ferme au village d'Issy, par lequel moyen il [Languet] a fait à cet établissement la valeur de huit à dix mille livres de rente bien venant par le produit desdites terres...)."